Je me suis laissé influencé. Ça fait quelques mois que je vois régulièrement passer des posts sur le protocole LoRa et Meshtastic/Meshcore et que ça me titillait. Et je viens donc d’acheter un node pour jouer avec le machin.
C’est notamment la série d’articles de Joachim qui m’a fait sauter le pas et qui m’a également motivé à écrire cet article également, notamment pour partager mon ressenti hors d’Europe.
Appréhension initiale
Avant de sauter le pas, deux éléments, un peu contradictoires, m’inquiétaient.
Tout d’abord, j’avais peur que Meshtastic/Meshcore devienne un nouveau canal de communication à gérer tous les jours. Les différents retours en ligne, en France ou en Europe, mettaient en avant l’aspect actif du canal général et l’aspect communauté locale assez important. Étant accroc aux réseaux sociaux, je me voyais déjà absorbé par ce canal supplémentaire.
D’un autre côté, les cartes officielles Meshtastic ou Meshcore étaient particulièrement pauvres autour de Tokyo, rien à voir avec la situation sur Paris ou en Allemagne. Je craignais donc d’être seul. Mais comme le disait Joachim , c’était peut être surtout une question de vie privée, les gens ne souhaitant pas partager leur position.
Matériel et prise en main
Après un temps de réflexion, j’ai choisi un node Heltec T114. C’est surtout l’aspect clef en main tout en restant évolutif qui m’a convaincu.
Une fois reçu, j’ai immédiatement assemblé le kit avec une petite batterie LiPo achetée pour l’occasion, histoire de ne pas avoir le node constamment branché sur une grosse batterie pour téléphone ou l’ordinateur. Rien de difficile en soi, la principale différence avec les nombreux guides en ligne c’est qu’il faut choisir la zone Japon pour rester dans les bandes de fréquences autorisées (920MHz au Japon contre 868MHz en Europe).
Et là, rien.
Je mets ça sur le compte de ma découverte en parallèle de l’application Meshtastic, j’essaie toutes les fonctions qui ont plus ou moins l’air de vouloir dire « recherche de noeuds » mais toujours le silence.
Au point que je démonte puis remonte tout histoire de me vérifier que je n’ai pas fait une erreur, notamment avec l’antenne.
Mais toujours rien
En quête de nodes
Avec du temps pour moi le samedi suivant, je repère quelques nodes publics sur Tokyo et je décide de m’en rapprocher pour essayer d’établir le contact. Un Pokémon Go version mesh en gros.
Et toujours rien. Je rentre bredouille.
Japon, pays de la technologie ?
Je suis évidemment ironique avec ce titre.
Sur le papier, le Japon semble pourtant le pays cible pour Meshtastic ou Meshcore, entre les catastrophes naturelles qui viennent régulièrement perturber les réseaux mais aussi une culture des gadgets et de l’électronique qui, si elle est souvent exagérée, existe bel et bien.
Pourtant, nada.
La différence avec Taïwan est d’ailleurs frappante. Taipei est largement maillée ainsi que la côte ouest du pays.
Alors pourquoi ce désintérêt au Japon ?